Dans mon précédent article consacré à la puissance de la vision que vous pouvez retrouvez en cliquant ici, nous avons découvert ensemble l’histoire de ce jeune homme nommé Moussa qui se levait chaque matin simplement parce que le soleil frappait à sa porte, et mangeait uniquement parce que son ventre criait famine. Moussa n’avait pas de plan; et quand on lui demandait où il se voyait dans cinq ans, il répondait avec ce sourire fatigué : « On est dans la main de Dieu, c’est Dieu qui donne », oubliant que si Dieu donne la pluie, c’est à l’homme de poser le canari pour la recueillir. Grâce à la rencontre avec le sage, Moussa a finalement compris que ses pieds tournaient en rond parce qu’il n’avait pas de lampe. Il a donc défini une vision.
Cependant, voilà le problème que personne ne soulève assez: même lorsque l’on trouve la lampe, encore faut‑il savoir l’allumer et surtout régler son faisceau sur la bonne direction. Autrement dit, avoir une vision claire est une chose essentielle; la matérialiser, la faire passer de la tête à la réalité, en est une autre, tout aussi décisive. C’est cette difficulté que de nombreux lecteurs m’ont signalée en privé après la publication de l’article sur la vision. un écrit, non sans une pointe de frustration légitime a surtout retenu mon attention: « Roland, j’ai compris qu’il faut une vision. Mais pourquoi n’arrive‑je pas à la concrétiser ? Pourquoi certains atteignent‑ils leurs objectifs comme par magie, alors que moi, je rame ? »
Ces questions sont excellentes, et c’est pour y répondre que je me propose, dans le présent article, de vous faire découvrir un mécanisme fascinant que Dieu a logé au plus profond de notre cerveau : le Système d’Activation Réticulaire, ou SAR.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez‑moi de vous soumettre cet petit exercice; un jeu qui vous éclairera sur le phénomène dont nous allons parler. Lorsque vous êtes en circulation ou que vous vous promenez sur un parking, qu’est‑ce que vous remarquez, dans votre cerveau et dans votre cœur, lorsque vous voyez le même modèle de voiture (ou de moto) que celui de votre époux, de votre épouse, de vos parents ou de vos amis proches ? Votre regard s’allume‑t‑il ? Votre cœur fait‑il un petit bond ?
Maintenant, imaginez que vous avez clairement identifié votre voiture de rêve: année, marque, modèle, couleur, jantes, intérieur cuir, tout y est. Vous l’avez écrite, vous l’avez gravée dans votre mémoire. La prochaine fois que vous en croisez une dans la rue, que se passe‑t‑il dans votre tête ? Ne trichez pas : vous la voyez avant même de l’avoir cherchée, n’est‑ce pas ?
Ces réponses, que vous pouvez d’ailleurs me laisser en commentaire ou sur mon WhatsApp: wa.me/19295028842 vont nous permettre de percer le secret du SAR. C’est de cette merveille naturelle que nous allons parler aujourd’hui, et je vous assure qu’après cet article, vous ne regarderez plus jamais vos objectifs de la même manière.
Dans mon précédent article intitulé « La Puissance de la Vision : le GPS de notre Être », nous avons abondamment souligné, à l’aide de références bibliques, coraniques et de sagesses africaines, que la vision est l’architecture mentale indispensable à tout accomplissement humain. Nous avons cité par exemples le livre des Proverbes, chapitre 29 verset 18 : «Quand il n’y a pas de vision, le peuple est sans frein », ainsi que la Sourate Al‑Mulk 67:22: « Qui est donc mieux guidé ? Celui qui marche face contre terre ou celui qui marche redressé sur un chemin droit ? » Nous avons évoqué le Samyag Darsanam du bouddhisme, le Dharma de l’hindouisme, et les proverbes du terroire qui nous avertissent que l’homme sans vision est comme un poulet qui court dans la basse‑cour sans savoir qu’il finira dans la marmite. Bref, nous avons posé la première pierre : sans vision, point de salut.
Cependant, comme je le répète souvent, une vision sans action n’est qu’une simple hallucination. Or, pour passer de l’hallucination à l’action efficace, le cerveau a besoin d’un déclencheur, d’un assistant personnel interne, d’un filtre magique. Ce filtre, ce déclencheur, c’est le Système d’Activation Réticulaire (SAR) , également connu sous le nom de Reticular Activating System (RAS) en anglais.
La problématique centrale est donc la suivante : comment clarifier sa vision avec une telle précision que notre propre biologie se mette à notre service pour la réaliser ? Et comment ce mécanisme, qui semble relever de la magie, fonctionne‑t‑il concrètement ?
Biologiquement parlant, le SAR n’est pas une métaphore. C’est une structure réelle, localisée dans le tronc cérébral, précisément dans la formation réticulaire. Cette zone, qui ressemble à un filet (d’où le nom « réticulaire »), est constituée d’un ensemble de noyaux neuronaux interconnectés. Selon une publication récente de la bibliothèque médicale StatPearls, « le système d’activation réticulaire (SAR) est un composant de la formation réticulaire présent dans le cerveau des vertébrés, situé dans l’ensemble du tronc cérébral. Les groupements de neurones qui constituent le SAR sont en fin de compte responsables de l’attention, de l’éveil, de la modulation du tonus musculaire et de la capacité à se concentrer» (StatPearls Publishing, 2026). Pour être plus précis, le SAR ascendant (ARAS) projette des fibres vers le thalamus, l’hypothalamus et le cortex cérébral. Il utilise des neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la sérotonine, la dopamine et l’acétylcholine pour réguler notre état de vigilance. C’est grâce à lui que nous ne nous endormons pas en pleine conversation, et c’est grâce à lui que nous pouvons nous concentrer sur un seul bruit parmi mille.
L’histoire de sa découverte est passionnante. Le neurologue Eelco F. M. Wijdicks (2019) rappelle que « la découverte du système d’activation réticulaire ascendant (ARAS) peut être attribuée aux travaux menés dans le laboratoire du neuroscientifique Horace Magoun ». Les expériences de Moruzzi et Magoun dans les années 1940 ont montré que la stimulation électrique de la formation réticulaire chez l’animal éveillait un cerveau endormi, tandis que sa lésion plongeait l’animal dans un coma irréversible (Moruzzi & Magoun, 1949). Autant dire que le SAR n’est pas une option : c’est le maître des horloges de notre conscience. Concrètement, chaque seconde, nos sens reçoivent environ deux millions de bits d’informations, mais notre conscience n’a la capacité d’en traiter que quarante mille. C’est le SAR qui décide quels quarante mille bits méritent notre attention. Le reste, il le jette à la poubelle. Sans ce filtre, nous serions en permanence submergés, paralysés, incapables de la moindre action cohérente. Le SAR est donc le vigile qui se tient à l’entrée de notre conscience, laissant passer certaines informations et en bloquant des milliers d’autres.
Si nous quittons maintenant le microscope du biologiste pour chausser les lunettes du coach ou du penseur du développement personnel, le SAR prend une dimension encore plus fascinante. Brian Tracy, l’un des auteurs les plus influents en matière de productivité et de définition d’objectifs, résume l’idée en une formule imparable: « L’importance de se fixer des objectifs clairs et détaillés pour activer les opportunités et les idées » . Selon lui, le cortex réticulaire comme il l’appelle parfois aide à reconnaître les opportunités qui sont en phase avec nos buts (Tracy, 2003; Tracy, 2024). Autrement dit, plus nous précisons ce que nous voulons, plus notre cerveau devient un véritable aimant à solutions.
Tony Robbins, le célèbre coach en développement personnel, abonde dans le même sens. Dans son ouvrage MONEY : Master the Game, il explique : « Notre énergie suit notre attention; se concentrer avec ténacité sur un objectif amène notre subconscient à diriger toute sa puissance vers la réalisation de cet objectif. Le système d’activation réticulaire filtre notre perception pour que nous voyions les opportunités et les connexions qui nous aideront à atteindre ce but» (Robbins, 2014). Autrement dit, le SAR est comme un chasseur de têtes payé par nos objectifs : il traque sans relâche tout ce qui peut nous rapprocher de notre cible. Myles Munroe, dont la pensée a inspiré plusieurs passages de mon précédent article, aurait sans doute ajouté que la vision est la semence et que le SAR est l’arrosage. La semence sans eau ne germe pas; la vision sans SAR opérationnel ne se matérialise pas. Enfin, JackCanfield (2005), dans The Success Principles, insiste sur la nécessité de l’écriture précise des objectifs pour programmer le SAR, tandis que John Maxwell (2007) souligne que le leader est celui qui voit plus loin et plus avant que les autres précisément parce qu’il a programmé son SAR pour détecter des opportunités là où les autres ne voient que des problèmes. Ainsi, le SAR fonctionne comme un moteur de recherche : si vous tapez « échec » dans votre barre de recherche mentale, il vous sortira dix mille raisons de ne pas entreprendre; si vous tapez « succès », il filtrera le monde pour vous montrer les ressources nécessaires.
Maintenant que nous savons ce qu’est le SAR, examinons comment il opère concrètement dans notre cerveau, en particulier lorsqu’il s’agit de matérialiser une vision claire. Pour cela, reprenons l’exercice de la voiture de rêve. Pourquoi, dès que vous avez décidé d’acheter un modèle précis par exemple une Lexus GX460 blanche de 2022, avec des jantes noires et un intérieur cuir beige vous avez soudainement l’impression que toutes les rues de Ouagadougou, de Dakar ou d’Abidjan se sont donné le mot pour vous montrer ce même véhicule ? Ces voitures étaient là la semaine dernière, croyez‑moi, mais votre SAR les ignorait parce qu’elles ne correspondaient à aucun critère prioritaire. En définissant votre objectif avec précision, vous avez envoyé un ordre explicite à votre SAR : « Ce modèle est important. Surveille‑le.» Dès lors, votre SAR se met en chasse : il scrute l’environnement, jour après jour, pour repérer tout ce qui ressemble à cette voiture. Résultat : vous ne pouvez plus faire le moindre trajet sans en croiser au moins trois. Ce n’est pas la voiture qui a soudainement envahi les rues, c’est votre regard qui a changé. Cet effet, chers amis, est la matérialisation progressive de la vision.
Prenons un autre exemple, celui d’une jeune étudiante à l’université Joseph KI-ZERBO dont nous allons nommer Fatou. Fatou avait une vision : devenir ingénieure agronome pour transformer l’agriculture au Burkina Faso. Elle a affiché cette vision sur son mur en des termes très précis : « Ingénieure agronome: spécialité cultures maraîchères; création d’une coopérative dans cinq ans ». Son SAR s’est activé. Elle a commencé à remarquer des bourses d’études qu’elle n’avait jamais vues auparavant, des stages dans des fermes modèles, des mentors potentiels lors de conférences. En deux ans, elle avait décroché une bourse, un stage et avait déjà réuni les contacts pour lancer sa coopérative. Ce n’est pas de la magie ; c’est la biologie de la réussite. De la même manière, si votre vision est d’ouvrir par exemple une boulangerie moderne à Koudougou dans les deux ans, avec des fours de dernière génération, de la farine biologique et un emplacement près du marché, votre SAR va commencer à vous faire remarquer des panneaux « local à louer » que vous ignoriez auparavant, à vous faire prêter l’oreille aux conversations sur les fournisseurs de farine, à vous faire tomber sur un article traitant de subventions pour les jeunes entrepreneurs, ou encore à vous faire rencontrer quelqu’un lors d’un baptême qui connaît le patron d’une boulangerie auprès de qui vous pouvez beneficier d’un mentorat. Ce sont là les pistes que votre SAR vous remonte. Ainsi, comme le disait le Dr Poussi Sawadogo dans son ouvrage Jus de fruits pour l’Esprit, l’homme sans vision est un homme sans repère ; mais j’ajouterais que l’homme avec une vision floue est un homme dont le SAR reste au chômage. Plus vous précisez, plus le SAR travaille. C’est une loi biologique.
Maintenant que nous avons compris la théorie et le fonctionnement, passons à la pratique. Je voudrais vous proposer cinq solutions immédiatement applicables pour faire de ce système votre allié quotidien. Aucune n’exige un diplôme de neurosciences; il suffit d’un peu de discipline et d’honnêteté envers vous‑même.
Première solution : clarifiez votre vision jusqu’au moindre détail.
On ne peut pas programmer un GPS avec une destination floue. « Je veux réussir dans la vie » ne signifie rien pour votre cerveau. En revanche, « Je veux créer une entreprise de livraison de repas bio à Ouahigouya, générant un chiffre d’affaires de 20 millions de FCFA par mois d’ici trois ans » Voilà une destination que votre SAR peut verrouiller. La méthode est simple : prenez un cahier que vous baptiserez « Mon GPS intérieur». Sur la première page, écrivez votre vision en détail, en utilisant vos cinq sens : que verrez‑vous, qu’entendrez‑vous, que ressentirez‑vous quand vous aurez atteint cet objectif ? Soyez précis. Brian Tracy recommande de lister dix objectifs principaux, puis d’en choisir un qui aura le plus d’impact positif sur votre vie (Tracy, 2003). Une fois choisi, décrivez‑le comme si vous étiez en train de le vivre au présent.
Deuxième solution : écrivez votre vision chaque matin et récitez‑la comme une prière.
Le SAR n’est pas une machine que l’on programme une fois pour toutes; il a besoin d’être réactivé régulièrement, comme un feu qu’on entretient. L’idéal est de réécrire votre objectif chaque matin, de préférence à la main, car l’acte d’écrire engage des zones motrices et sensorielles du cerveau qui renforcent l’ancrage de l’information. Rob Dial, dans le podcast Huberman Lab, insiste sur l’importance de «paramétrer son SAR chaque matin en écrivant ses objectifs et ses croyances en détail» (Dial, 2024). Prenez au 3 à 5 minutes au réveil : récitez votre vision à voix haute, rendez‑la vivante. Votre cerveau enregistre et met le SAR en alerte pour la journée. Le soir, avant de vous endormir, reformulez votre vision comme si elle était déjà réalisée. Par exemple : « Je suis reconnaissant d’avoir ouvert ma boulangerie à Koudougou. Aujourd’hui, nous avons vendu 150 baguettes. » Le SAR travaille même pendant votre sommeil, car il ne dort jamais vraiment c’est lui qui veille à ce que vous vous réveilliez si un bruit suspect se produit.
Troisième solution : utilisez la visualisation créatrice comme un entraînement mental.
La visualisation est un outil puissant de conditionnement du SAR. Fermez les yeux, respirez profondément, et projetez‑vous mentalement dans la situation où votre objectif est réalisé. Voyez‑vous en train de signer le contrat, de monter dans votre voiture de rêve, de recevoir votre diplôme, d’inaugurer votre entreprise, etc. Plus l’image est nette, plus le SAR s’enrichit de détails. À force, votre cerveau ne fait plus la différence entre la réalité et la visualisation répétée. Il commence à agir comme si l’objectif était déjà atteint, et il oriente vos comportements dans ce sens. C’est ce que Robbins appelle la loi de réversibilité: en nous comportant comme si nous avions déjà réussi, nous créons les conditions de la réussite réelle (Robbins, 2014). Des études en neuroplasticité ont montré que visualiser un mouvement active exactement les mêmes aires corticales que l’exécution réelle de ce mouvement. Votre cerveau ne distingue pas toujours la réalité de l’imagination intense; il enregistre tout simplement.
Quatrième solution : entourez‑vous de rappels visuels omniprésents.
N’attendez pas que votre SAR se souvienne tout seul de votre vision; aidez‑le. Créez un tableau de visualisation (vision board) que vous accrocherez dans votre chambre, dans votre bureau ou même dans vos toilettes oui, même là, pourquoi pas ? Collez des images, des photos, des citations qui représentent votre objectif. Vous pouvez materialiser votre vision, vos objectifs dans une porte-clés, une bague ou un bracelet que vous porter et qui vous rappelle tout temps votre vision. Si vous voulez acheter une maison à la plage, trouvez une photo de cette maison, imprimez‑la, regardez‑la chaque jour. Votre SAR va s’imprégner de cette image et, peu à peu, commencera à repérer dans votre environnement tout ce qui pourrait vous rapprocher de cette maison : une annonce immobilière, une opportunité professionnelle, une rencontre fortuite.
Cinquième solution : transformez chaque détail en objectif secondaire.
N’oublions pas que la grande vision se décompose en petites cibles quotidiennes. Votre SAR a besoin d’étapes claires. Si vous voulez créer une entreprise, fixez‑vous de trouver cinq clients potentiels d’ici la fin de la semaine. Chaque petit objectif atteint est une nouvelle pierre qui consolide l’édifice, et chaque petit objectif clarifié renforce la programmation de votre SAR. On peut aussi utiliser la « technique du cri dans la foule» : donnez un nom à votre objectif, un surnom, un code, une phrase courte. Par exemple, au lieu de dire « je veux économiser de l’argent », dites «Opération Éléphant» (parce que l’éléphant a une mémoire et accumule). Chaque fois que vous prononcez ce nom, votre SAR dresse l’oreille, et vous verrez qu’en quelques jours, vous commencerez à entendre ou lire ce mot dans des contextes inattendus.
La visualisation créatrice : la clé de voûte de la manifestation
Nous touchons ici à la partie la plus belle, la plus mystérieuse, mais aussi la plus puissante de ce mécanisme : la visualisation créatrice. Certains l’appellent la prière exaucée, d’autres l’imagination consciente ; pour ma part, je la considère comme la télécommande du SAR. La visualisation créatrice, c’est l’art de former dans votre esprit des images mentales aussi précises, aussi colorées, aussi vivantes que possible de ce que vous souhaitez manifester. Ce n’est pas du rêve éveillé ordinaire; c’est un entraînement délibéré, une répétition mentale que vous faites comme un athlète de haut niveau répète son geste des milliers de fois avant la compétition. Comme dit plus haut, des études en neuroplasticité ont montré que visualiser un mouvement active exactement les mêmes zones cérébrales que l’exécution réelle de ce mouvement. Votre cerveau ne distingue pas toujours la réalité de l’imagination intense. Il enregistre.
Associons donc la visualisation à notre SAR: chaque soir, avant de nous endormir, prenons juste 2 à 3 minutes pour revivre mentalement notre journée idéale. Voyons‑nous en train de poser les actions qui nous rapprochent de notre but. Ressentons les émotions positives: la joie, la fierté, la gratitude. Notre SAR enregistre ces états émotionnels et, le lendemain, il sera plus efficace pour détecter les opportunités qui correspondent à ces émotions. C’est un cercle vertueux qui s’installe: plus nous visualisons, plus nous activons le SAR, plus nous repérons les occasions, plus nous agissons, plus nous nous rapprochons de notre but.
À ce stade, certains diront que c’est trop beau pour être vrai. Mais je vous le demande respectueusement, chers lecteurs : qu’avons‑nous à perdre? Si cela fonctionne, nous gagnons une vie transformée. Si cela ne fonctionnait pas ce dont je doute fort nous aurons au moins passé quelques minutes par jour à rêver positivement. Ce n’est pas la mort de quelqu’un, n’est‑ce pas ?
Nous voici au terme de ce long voyage. Nous avons parlé de la vision comme le GPS de l’âme, de SAR, de neurosciences, de Tracy, de Robbins, de Canfield et de Maxwell, etc.. Nous avons compris que la vision est la semence, l’action l’arrosage, et le SAR le soleil qui fait germer la plante. Sans aucun de ces trois éléments, nous resterons des hommes et des femmes sans repère, incapables de bouger, alors que nous avons en nous la puissance de construire notre propre monde. Ne soyons donc pas des gens qui vivent au gré du vent, sans des projets de vie claire et surtout sans savoir où nous allons. Prenons notre cahier, écrivons notre vision, décomposons‑la, visualisons‑la chaque jour, programmons notre SAR comme on programme un réveil, et surtout, avançons. Car rappelons‑nous cette vérité : celui qui n’a pas de plan finit inévitablement dans le plan de quelqu’un d’autre. Et là‑bas, croyez‑moi, il n’y a pas grand‑chose de prévu pour lui.
En somme, je dirai que le SAR est le pont entre la prière et l’action, entre l’intention et la matérialisation. Les Écritures nous enseignent qu’il faut « écrire la vision et la graver sur des tables » (Habacuc 2:2), et le Coran nous ordonne que « chaque âme voie bien ce qu’elle a préparé pour demain » (Sourate Al‑Hashr 59:18). Ces injonctions sacrées trouvent leur traduction physiologique dans ce système d’activation réticulaire que Dieu a bien voulu placer dans notre tronc cérébral. C’est un outil de grâce, une richesse naturelle, mais il ne s’active que par notre clarté et notre persévérance. Alors, qu’attendons‑nous ? Allons chercher ce cahier, écrivons, visualisons, activons notre SAR, et préparons‑nous à voir notre vie changer sous nos yeux.
Si cet article vous a plu, si vous souhaitez approfondir ou partager vos propres expériences avec le SAR, n’hésitez pas à me contacter sur mon WhatsApp: wa.me/19295028842.
Je serai ravi de lire vos retours et de continuer à construire, ensemble, cette communauté d’hommes et de femmes qui refusent de laisser leur vie au hasard. Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite une excellente activation de votre GPS intérieur.
Franchement, votre article m’a fait réfléchir. On parle souvent de vision, mais dans la réalité, on se laisse facilement porter par le quotidien sans vraiment savoir où on va.
J’ai aimé la manière dont vous expliquez le lien entre le SAR et la visualisation. Ça donne envie de se poser sérieusement pour écrire ses objectifs au lieu de les garder flous dans la tête.
Mais je me demande : comment éviter de tomber dans la simple visualisation sans passer à l’action concrète ? Parce que c’est souvent là que ça bloque.
Et aussi, quand la motivation baisse avec le temps, comment rester constant dans ce qu’on s’est fixé au départ ?
En tout cas, ça pousse à se remettre en question. Merci pour le partage.
Merci beaucoup pour ce partage. Ce qui a changé pour moi à la lecture de cet article est que maintenant, je sais que la visualisation n’est pas un exercice purement mystique mais un mécanisme logique et biologique.
Merci bien coach
Bonjour Roland. Merci pour le partage de cette grande sagesse, fruit de nombreux sacrifices.
Si seulement, on intégrait le développement personnel dans nos programmes scolaires, ça augmenterait considérablement le taux de réussite dans la vie active.
Encore Merci.
Waouh !
Grand Coach,
Je viens de prendre le temps de lire votre article sur le Système d’Activation Réticulaire… et sincèrement, je suis profondément touché. C’est le genre de contenu qui ne se contente pas d’informer, mais qui éclaire, qui réveille quelque chose à l’intérieur.
Vous avez cette capacité rare de transformer des concepts puissants en prises de conscience concrètes. En lisant, j’ai eu l’impression de mieux comprendre non seulement mon fonctionnement, mais aussi le pouvoir que j’ai sur mon attention, mes choix et finalement ma destinée.
Merci pour ce partage riche, inspirant et tellement utile. Vous semez des graines qui, j’en suis sûr, vont porter de grands fruits en nous.
Respect et profonde gratitude, Coach 🙏
C’est puissant, mon Doyen ❤️
Je me souviens encore de notre formation de certification dans votre bureau, lorsque vous nous avez partagé l’histoire de vos débuts.
Ce moment m’a profondément marqué : faire le choix entre suivre le parcours classique de l’université, avec ses incertitudes, ou s’engager pleinement dans le business et le coaching…
Vous avez choisi d’agir, de bâtir, et aujourd’hui votre parcours parle de lui-même.
Mes amis, je vous le recommande vivement :
Coach Roland Sawadogo est l’un de mes mentors en développement de compétences concrètes et utiles dans la vraie vie.
Cet article est à lire plusieurs fois,il démystifie beaucoup de choses de la vie très souvent raconter par le commun des mortels en le montrant que la réussite est une décision qui doit suivre strictement un processus à commencer par la clarification d’une vision.mercie beaucoup coach Roland.
Très riche et pertinent, cela est nécessaire pour plusieurs afin de pouvoir réaliser les projets
Thème d’actualité comme par magie. Cependant dans notre contexte mi-traditionaliste et semi-instruit, nous sommes limités par des considérations religieuses, ethniques et aussi de notre faiblesse : jalousie, ignorance, orgueil, complexe. Interdiction de parler de demain ; interdiction de parler de la grossesse de sa femme ou de préparer l’arrivée d’un bébé, interdiction d’imaginer le futur, comme si on défiait Dieu. Même dans les débats des sois-disant intellectuels, le nom de Dieu bloque automatiquement les débats. Monologuer seul de tes projets ressemblerait à de la folie et parler aux autres de tes projets créent de la jalousie ou de la sorcellerie. Dans notre contré si tu n’habilles pas ton développement personnel avec une couverture payer avec les revenus de ta profession, tu risques de prêcher dans le désert. Sauf quelques leaders qui ont pu tirer leur épingle du jeu, tout le reste n’ont pas encore atteint la moyenne de 9. Vous êtes un exemple d’une vision, mais à quel prix et pendant combien de temps. Les USA est-ce le chemin ou la destination ?
Le SAR est donc assimilable aux algorithme de Facebook. Plus tu tarde sur une chose, plus on t’en offre.
Merci pour cet enseignement Coach. Toujours un plaisir de boire à votre source
Merci bien Coach
Très édifiant , j’avoue que j’ai appris beaucoup en lisant. Loin d’être une perte de temps. …je vais mettre en pratique et vous revenir , merci à vous
Très riche et important.
Merci bien à vous pour le partage.
Le meilleur reste à venir.